Sur le plan éditorial, comme sur le plan publicitaire, la vidéo s'impose aujourd'hui comme un élément incontournable du web. La nouvelle formule de l'Express inclut par exemple un éditorial vidéo journalier, où Denis Jeambar livre son point de vue sur l'actualité. Dans quelques jours, TF1 va lancer un portail communautaire, dont le nom de code est Le.Buzz, qui recevra les vidéos postées par les internautes sur le modèle du site américain Youtube.com. A terme, il serait question que ces contenus alimentent une chaîne de télévision : un concept emprunté à la chaîne Current TV, dont 30% du contenu est produit par les utilisateurs.
En matière de publicité, la vidéo est aujourd'hui le format privilégié par les annonceurs en quête de visibilité, qu'il s'agisse de la simple diffusion du film TV, ou bien de films viraux, envoyés de proche en proche. Des films qui peuvent être produits par des internautes, en dehors de tout contrôle de l'annonceur, comme c'est le cas des films qui circulent actuellement sur le mélange détonnant que donnent les mentos et le Coca light...
Les chaînes de télévision américaines sont très en pointe sur ce marché de la vidéo, avec des sites proposant des extraits de programme ou des épisodes de séries, en échange de la visualisation de la publicité. ABC, qui teste pendant deux mois la diffusion gratuite de ses séries phares 12H00 après leur passage à la télévision, a enregistré 11 millions d'épisodes vus dans le courant du mois de mai.
La comparaison des sites des chaînes françaises et américaines amène au constat suivant : alors que les sites américains sont centrés sur leurs programmes et le contenu vidéo, les français sont encore construits sur le modèle du portail, offrant à l'internaute une palette de contenus et des services (allant de la petite annonce au calcul d'itinéraire). A l'heure du web 2.0, ce format de la porte d'entrée universelle évolue en intégrant une dimension personnelle et/ou collaborative, comme l'atteste les lancement de Yahoo! Ask ou de Windows Live. Personnalisation, collaboration et vidéo: les 3 mots clés qui re-dessinent les contours du web?
Votre réflexion est intéressante mais ne pose la question du format (durée) de la vidéo sur le web...Au-delà de trois minutes, difficile de garder (en ligne) l'attention de l'internaute.
Par ailleurs, je veux bien qu'on ne jure que par la vidéo et la viralité, mais il serait plus pertinent de se poser la vraie question, quelle pertinence pour ces contenus ? Ce n'est pas parce l'utilisateur lui-même produit le contenu qu'il est forcément pertinent... (légitimité VS pertinence).
Rédigé par : Benoît Drouillat | 20 juin 2006 à 08:22
Vous avez raison : la vidéo ne garantit pas le succès d'un site ou d'une publicité. Les formats et la qualité du contenu sont essentiels pour les éditeurs comme pour les annonceurs. Les sites des chaînes américaines sont exemplaires de ce point de vue.
Rédigé par : La Vigie | 20 juin 2006 à 10:30