L’année 2007 sera Internet ou ne sera pas ! Après s’être montrés jusqu’à présent très circonspects, les éditeurs multiplient désormais les initiatives : (re)lancements de sites, mise en place de structures dédiées, créations d’offres publicitaires bimedia …
Reste qu’en 2006, selon une étude réalisée par Isobar et Deepblue Consulting Presse, seuls 40% des titres inscrits à l’OJD ont investi la toile.
Or sur les quelques 250 sites recensés, force est de constater que les ambitions et les moyens diffèrent : près d’un tiers de simples « sites vitrines » se contentent le plus souvent de présenter la Une et le sommaire du titre, tandis que seuls les deux tiers restants (soit +/- 180 sites) peuvent se prévaloir d’une véritable politique de contenu.
Mais là encore les stratégies divergent entre les offres de type « copié-collé» – simples mises en ligne du contenu éditorial d’un titre (20% des cas) – et les sites, résultant d’une véritable démarche de création de contenu exclusif, spécifiquement conçu pour le net. Parmi ces derniers, le modèle dit du « site compagnon », longtemps privilégié par les éditeurs et encore largement représenté, est en passe d’être supplanté par de véritables stratégies « bimedia », intégrant mieux les spécificités d’usage d’Internet (interactivité, dimension communautaire, personnalisation …) mais aussi les objectifs de déploiement de titres désormais considérés comme de véritables « marques » media.
Historiquement, les titres les plus ancrés dans l’actualité –quotidiens nationaux, hebdomadaires d’actualité et presse économique - ont logiquement sauté le pas les premiers, exploitant au maximum la capacité de diffusion d’informations en temps réel du net.
Autre famille fortement présente sur le net : la presse TV – la quasi-totalité des titres ont une adresse web – avec cependant une politique de contenu encore modeste (60% sites « copié-collé»).
A l’inverse, moins de la moitié des magazines féminins sont actifs sur le web avec une vraie offre éditoriale, certains ne proposant même pas de site vitrine. Une brèche dans laquelle aufeminin.com a su s’engouffrer, totalisant aujourd’hui 3.6 millions de visiteurs uniques, soit près de 10 fois plus psychologies.com ou elle.fr. Consciente de son retard, mais aussi de son potentiel, la presse féminine est actuellement l’un des segments les plus actifs : refonte et lancement des sites marieclaire.fr, WebTV pour public.fr et closermag.fr, lancement imminent du portail Côtémaison.fr pour les titres décoration du groupe Express-Expansion... Autres familles sous-représentées : la presse ado, la presse senior, avec environ 3 titres sur dix présents sur Internet.
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