Kon ichi wa les QR Code
Quiconque débarque au Japon est immédiatement attiré vers ses drôles de signes. Ils sont partout et surtout utilisés pour tout. Ce sont les QR Code, Quick Reponse Code : code barre en deux dimensions qui pris en photo par son téléphone mobile renvoie, à l’origine, à un site internet qui donnera par exemple des informations complémentaires sur un produit ou un service. Cela permet également de télécharger des contenus directement sur son mobile comme par exemple un album lors d’un contact avec un QR Code d’un artiste.
L’utilisateur peut les retrouver aussi bien en TV, affiches publicitaires, magazines, prospectus ou encore sur … des cartes de visite. La solution technique a été déployée jusqu’à devenir un moyen de paiement à part entière. Et pour ceux qui diraient que leur esthétique douteux gâche les publicités, le Color Code a fait son apparition et ressemblerait presque à une illustration. Le Japon n’est dorénavant plus le seul pays touché et ces codes barres sont petit à petit partis à la conquête du monde.
La vérité est ailleurs
A Montréal par exemple, Le Musée d’art contemporain de la ville permettait à ses habitants, par le biais de QR Code disposés sur les print, de découvrir en avant première les artistes présents lors des nocturnes organisées.
En Afrique du Sud, c’est H&M qui expérimente cette technologie. Le consommateur verra un visuel H&M dans un bus, en affichage, ou encore dans un magazine et pourra directement identifier l’article qui l’intéresse et le commander. Difficile dans ces conditions de résister à un coup de cœur. L’achat d’impulsion est ici grandement facilité.
Les Pet Shop Boys utilisent aussi cette technologie dans leur dernier clip. Au-delà du simple gadget, les paroles du morceau renvoient directement au droit individuel tandis que les images renvoient à des QR Code sur les libertés civiles. La technologie n’est pas neutre et rentre ici au service du sens.
Et en France alors ?
Nokia a apporté la technologie sous le label de Mobile Tag. Avril 2007, Denim Code, marque française, fait rentrer le jean dans l’ère interactive et numérique. Chaque modèle va pouvoir proposer du contenu sur différents thèmes comme le sport, cinéma, musique, etc… mais aussi à terme des infos sur l’individu porteur. Certains y verront surement une nouvelle excuse pour prendre quelques photos. L’individu n’est plus anonyme et le revendique. L’important étant toutefois de rester dans la personnalisation et non l’identification qui, elle, est souvent devenue synonyme de monétisation d’un service.
En mai, la RATP a également tenté l’expérience à échelle réelle à Noisy Le Grand, ville de 62 000 habitants. Le consommateur est alors informé en temps réel du trafic.
Lors du Japan expo, devenu véritable phénomène de société, qui a eu lieu en juillet, le plus gros éditeur de manga français conviait les passants à poursuivre leur visite par le biais de leur téléphone. Cela a donc permis de s’adresser rapidement à plusieurs milliers de personnes via leur application JAVA.
La Société Générale avait également fait appel au QR Code dans une campagne visant à recruter des ingénieurs informaticiens. Cette technologie apparaissant donc totalement en adéquation avec la cible afin d’éveiller au maximum leur curiosité sans avoir à abrutir le public sous des montagnes de données.
D’autres exemples sont également à souligner comme Colette ou encore une marque italienne de vins.
Enfin, depuis plusieurs jours maintenant, les habitants d’Ile de France peuvent apercevoir le plus grand Tag au monde. Il mesure près de 12m sur 12m et est placardé sur la façade des Grands Moulins de Pantin. Le lieu va être rénové et accompagné de bureaux de BNP Paribas. Le tag géant renvoie à sa filiale immobilière et permet de suivre l’évènement et de mieux l’appréhender, le tout sur un ton très pédagogue. Qui plus est, la notion d’innovation alors associée à la technologie est bénéficiaire à la marque.
Si l’on part du principe que le consommateur va se servir ce qu’il veut dans un immense self service de la communication, le fait de croiser on et off line n’est pas négligeable. L’enjeu du cross média est de faire naître des interactions entre les médias, de créer des passerelles emmenant le consommateur vers un service à valeur ajoutée. Les QR Code s’inscrivent dans ces logiques. Si en plus, ils peuvent encore davantage impliquer l’utilisateur dans sa relation à la marque le tout avec un contenu rich media, une avancée à la fois technologique et communicationnelle est alors constituée.



Lé publisitère il conès pa lortaugrafe
Rédigé par : MètreCapailo | 27 octobre 2007 à 02:51
Je pense qu'il y a une légère erreur sur la partie " Nokia a apporté la technologie sous le label de Mobile Tag".
En effet, le mobiletag est plus un produit de la société abaxia (source: http://www.abaxia.com/products-tag.php)
Et nokia de son coté, à également ses solutions Mobilecodes (source: http://mobilecodes.nokia.com/)
Rédigé par : Eric | 23 juillet 2008 à 00:35