La gestion de l’identité numérique est un des enjeux majeurs du web futur. Plusieurs façons d’aborder le problème prennent forme.
Microsoft, Yahoo et Google affichent désormais une nette volonté d’introduire plus de social dans leurs services. Google Profile propose de se constituer une carte d’identité numérique accessible à tous. Le profil alors créé permettra de se représenter centralement sur l’ensemble des services Google. Le géant se sert de la puissance dont il dispose pour imposer sa version de la carte numérique.
Autre acteur, OpenID est un protocole qui va générer un identifiant unique qui suivra l’internaute quelque soit l’endroit où il navigue. La seule nécessité est que le site soit compatible avec OpenID. La restriction est donc bien moindre que Google. Pourtant il supporte le même principal inconvénient : aucune vérification de l’identité réelle n’est au programme, et ces solutions ne répondent pas à lalutte nécessaire contre les usurpations d’identité. A quand une connexion sécurisée officielle « agrégatrice » d’identité réelle ?
Enfin, DataPortability, basé entre autre sur OpenID et soutenu par Google et Facebook. Il s’agit d’un système ouvert permettant le transfert des données personnelles d’un site à un autre mais aussi de sa liste d’amis. Un problème survient alors : on pourra se retrouver sur un site sans forcément s’y être inscrit, simplement parce que quelqu’un se serait transférer d’un réseau social à un autre. La loi interdit une telle chose car cela relève de données à caractère personnel et à la circulation de ces données.
Ainsi même s’il n’est pas encore efficient, l’image d’un web interopérable se dessine et il conviendra à la loi d’en parfaire les contours.