Pas facile de monter une opération qui captive les internautes, les surprennent, le tout avec intelligence et subtilité (ou pas). Hélas, il ne suffit pas d’appuyer sur bouton : « les internautes » pour que le buzz marche. Comment en faire une vraie arme de communication massive ? Les principaux leviers sont connus mais restent impénétrables. De la provocation, du décalage ou tout simplement une création très disruptive. En cette période de fêtes, les dernières campagnes tirent donc toujours sur les mêmes ficelles. Mais attention, à trop tirer sur le cordon, la prise usb finit par se débrancher ! Au menu du jour, Burger King en entrée, Nobacter et Pizza Hut en plat et en dessert Movember accompagnée de sa sauce Fleggaard.
Un premier buzz : celui de Burger King. Un concept simple : aller faire goûter un sandwich de l’enseigne et un de ses concurrents à des personnes qui n’en ont jamais mangé (comme des habitants du Groeland etc). Des moyens colossaux pour un résultat final mitigé. Mitigé car il en ressort tout de même un sentiment de culpabilité renvoyant à un archétype de conquistador de l’impérialisme américain. Surprendre au risque de choquer. D’une publicité comparative faisant appel à notre rationalité, la campagne bascule dans l’émotionnel. L’histoire mêle les cultures et donc avec elles nos préjugés. En tout cas bravo à l’agence qui a réussi là à s’offrir un bien beau voyage !
Dans une moindre mesure, une campagne plus classique de la marque : mettre en vente un déodorant au parfum de Whopper. Voilà de quoi traduire l’attachement des américains envers leur sandwich préféré. Plutôt drôle mais inachevé. Quel bénéfice ?
Second buzz, deuxième ingrédient : Nobacter, une gamme complète de produits pour les hommes à peau sensible. Dit comme ça le brief n’est pas très séduisant. La solution trouvée : l’humour avec l’utilisation de Remi Gaillard comme vecteur de notoriété. La campagne s’inscrit dans l’actualité (buzz de Remi en kart au milieu de la rue) et dans l’ère du temps. Un ancrage temporel récent qui facilite la réussite du buzz. Des faits « extra-ordinaires » qui confèrent à la campagne une meilleure propagation virale. Pour autant l’humour doit encore être pertinent.
Troisième buzz de cette fin d’année : Pizza Hut. L’enseigne mise elle aussi sur l’humour, mais davantage tourné vers la provocation. Deux personnes filmées vont dans une pizzéria anonyme et y commandent une pizza Hut. Imaginez l’accueil du propriétaire… Aussi chaleureux qu’il est facile de faire un film avec Paint. Bref, une vidéo à rendre jaloux les Selem, Baffie ou autres Lafesse mais surtout qui dessert la marque pour ce qu’elle n’est pas provocante, arrogante et qui n’apporte aucune valorisation produit.
hey, personne ne lit ton blog, ou quoi?
je le trouve excellent! bien vu et bien tourné!
je reviendrais...
Rédigé par : ndaref | 08 janvier 2009 à 15:07
Whopper Virgin est en effet un peu discutable mais à pour mérite de ne laisser personne indifférent! Tu aimes ou tu détestes, et même quand tu détestes tu dois avouer que les moyens mis en oeuvre pour la campagne sont juste...hallucinants!
Concernant Flame Body Spray, je pense qu'il y a un véritable bénéfice pour la marque. En effet la rupture de stock de ce parfum de whopper est très vite arrivée et cet objet est allé jusqu'à se vendre à 102,50$ sur ebay! Ce qui prouve que les conso sont enclins à acheter ce type d'objets brandés, qui vont certainement devenir cultes, au même titre que les 3 jeux vidéo créés par la marque en 2007!
Le bénéfice pour Burger King est de venir petit à petit s'installer dans la pop culture US, puis dans une moindre mesure pour le moment, internationale. Une communauté internationale de fans de BK se créée et se renforce avec ce genre d'initiatives (cf l'agitation communautaire en France pour le retour du fameux fast-food!).
Voilà juste mon avis pour alimenter un blog fort intéressant, et soutenir une stratégie CP+B qui à mon avis ne peut-être que gagnante aujourd'hui et surtout demain!
Rédigé par : BBQ | 09 mars 2009 à 16:19