Pour paraphraser Karl Fish (et sa fameuse présentation Did you know ? ), si Facebook était un pays, il serait le 5 pays mondial le plus peuplé (entre l’Indonésie et le Brésil) à égalité avec MySpace. A titre de comparaison, Twitter serait l’équivalent de l’Australie (54ème) et le frenchy Copains d’avant de la Belgique (76ème).
Au sein de cette planète web, Google s’imposerait comme un dieu. Comme lui, il est partout. Dès que l’on a une question, c’est vers lui que l’on se tourne; il sait tout. Son omniscience n’est plus à démontrer. Par ailleurs, ses données sont impénétrables. Autour de lui pourraient graviter Saint Facebook ou les apôtres MSN, Youtube et Wikipédia. Imaginez les évangiles que cela pourrait donner…
Si la formulation d’une religion du net n’est pas nouvelle, le fait de parler de la prise de parole d’une religion sur internet, elle, l’est. A la manière d’une marque et sa communauté, les religions vont communiquer sur le web et fédérer. Si les mouvements minoritaires, fondamentalistes ou extrémistes ont pu trouver en internet un formidable levier de développement, les « grandes » religions traditionnelles ne faisaient pas preuve d’une grande activité sur le média. Pourtant, petit à petit, les différentes églises mettent en place de véritables stratégies de conquête/fidélisation sur la toile. L’Eglise catholique portugaise s’est lancée sur Myspace. Il est notamment possible d’y télécharger des prières sur son iPod. Imaginez une e-confession ou une cyber communion… En Côte d’Ivoire, un réseau social appelé Ktoci a également été mis en place.
Au même titre que les marques prennent la parole sur les réseaux sociaux pour éviter les usurpations et fédérer « leur » audience, les principales religions tentent d’endiguer les prises de parole fondamentalistes et visent à donner à leurs cibles de nouveaux canaux pour s’informer et partager. Il existe déjà de nombreux sites créés par des communautés. Kathtube remplace youtube ; conservapedia apporte une vision particulière à wikipédia ou encore mychurch.org qui offre une alternative à MySpace. A l’occasion de la journée mondiale des communications sociales et d’une déclaration du Pape Benoit XVI invitant à « porter témoignage de sa foi par le monde numérique », l’Eglise catholique a lancé le site pope2you. Celui-ci n’est ni plus ni moins qu’un portail renvoyant vers une application Facebook, un wiki sur les concepts du catholicisme, une application iphone et un espace du Vatican sur Youtube, offrant ainsi une vision positive et une plus grande proximité (qui a dit que l’Eglise a eu des problèmes de communication ces derniers temps ?). Comme toute organisation, l’Eglise doit réussir à s’adapter à de nouveaux enjeux de recrutement et à instaurer des formes de communication moins directe. Les institutions religieuses, des marques comme les autres ? Une marque est un signe distinctif qui permet à un individu de distinguer une organisation d’une autre (nom, positionnement, symbole visuel…). Au même titre que les parties politiques, quand verrons-nous les institutions religieuses comme des budgets d’agence ?
Cool comme ça on pourra faire des campagnes de sensibilisation digitales contre l'avortement et le port des préservatifs et on pourra aussi vendre des "indulgences" via le ecommerce ;-)
Rédigé par: Momo Sem | 12 juin 2009 à 15:06