Télécharger gratuitement de la musique et recevoir en échange des bons de réduction. Et puis quoi encore ? Et pourtant, ce n’est pas une blague. Plus téléchargeable que Deezer, plus gratuit que Amazon MP3 France, plus fun que Wormee, c’est beezik, le nouveau site Internet lancé début juin.
Le concept est aussi simple que séduisant pour l’internaute: une simple inscription et il lui est possible de télécharger gratuitement et légalement tous les titres proposés par le catalogue du site. Dès son arrivée sur beezik.com l’utilisateur voit son compte crédité de 2500 points, et chaque chanson téléchargée lui rapporte 30 points supplémentaires, soit 30 centimes. Les points cumulés sur son compte lui permettront plus tard d'avoir des réductions dans les enseignes partenaires du site (dont Oxbow, Yves Rocher, Evene, Rueducommerce, Pixmania,…).
Concrètement, comment cela se passe-t-il? Pendant que la chanson est transférée sur son ordinateur, l’utilisateur doit choisir la marque pour laquelle il souhaite voir de la publicité. Puis on lui impose le visionnage de la vidéo de l’annonceur. Et pas moyen d'esquiver en partant faire un p'tit tour pendant que l’ordinateur réceptionne le fichier puisqu’il est demandé à un moment t de cliquer sur la bannière pour faire acte de présence. Mais bon, ce n’est pas beaucoup demandé non plus. De son côté, l’annonceur est sûr d’avoir un internaute exposé à 100% de sa vidéo et attentif au contenu. Donc pour les marques aussi beezik peut représenter le bon plan du moment.
Mais attention, si l’on s’intéresse d’un peu plus près aux mentions légales du site, tout n’est pas aussi facile que cela. Première contrainte, il faut confirmer la licence d’utilisation du morceau pour pouvoir l’écouter, et cette licence est à renouveler chaque mois. Et évidement, si l’on décide de résilier son inscription, il n’est plus possible d’écouter les titres téléchargés. Autre point qui peut chagriner l’internaute, c’est qu’il ne peut pas graver les fichiers, tout comme il ne peut pas les copier/coller plus de 5 fois sur un autre lecteur - DRM oblige. Enfin, quand l’utilisateur réceptionne la chanson, elle est au format wma, ce qui oblige ceux qui n’ont pas de Lecteur Windows Media Player à une petite manipulation. Quant aux autres, ils doivent absolument avoir une version supérieure à la 9, sinon ce n’est pas possible. Bref, tout n’est pas aussi magique qu’on peut le penser dès le départ. En plus, avec actuellement 2 millions de titres dans le catalogue, on peut dire que la liste que nous propose le site est assez limitée - et les chansons ne sont pas forcement très fraiches !
Au final, dans le contexte actuel mouvementé et confus autour de la loi Hadopi, certains comme Claude Allègre (dans une interview donnée au Point) pensent que « Internet est une jungle où il est permis de piller les œuvres des créateurs ». L’arrivée de ces sites et de leur nouveau modèle économique semble donc apporter une réponse crédible à ces critiques.