Réalité augmentée…oui mais par quoi ?
En marge de ces utilisations s’est beaucoup développé le phénomène de réalité augmentée. Deux univers se superposent : au monde réel viennent s’ajouter des données virtuelles. Loin du vieux fantasme de pouvoir voir au travers de certains vêtements ou autre mythe du supersoldat tout droit sorti du jeu Ghost Recon Advance Warfighter 2, GRAW2 pour les intimes (mythe beaucoup plus réel celui là), l’individu lambda a déjà été souvent confronté à cette réalité particulière. Lors des retransmissions sportives, les téléspectateurs peuvent voir des lignes d’arrivée virtuelles venir s’inscrire à l’écran ou des publicités sur le rond central lors des matchs de foot (ou encore des indications virtuelles lors d’un coup franc). C’est ça aussi la réalité virtuelle. Mais pas que…
Depuis fin 2007, le jeu Eye of the judgement sur PS3 exploite une autre façon d’aborder la réalité virtuelle (à suivre prochainement Eye Pet). Celle d’une interaction entre un élément virtuel représenté uniquement sur son écran et la réalité. A voir pour comprendre.
En Allemagne, Lego ont récemment mis en place directement en magasins des Lego’s Digital Box où il suffit pour un consommateur de présenter son produit pour voir apparaitre son modèle en 3D. BMW pourrait également généraliser cette technique pour certains de ses techniciens. Eurocopter ou encore Nissan l’utilisent pour la présentation de leurs produits. La France n’est pas en reste (le Futuroscope avait été un des premiers à proposer une expérience de réalité augmentée avec ses animaux du futur) avec certains annonceurs comme Renault, Alstom ou encore PSA. Mais cette technologie est également combinable avec internet. Ces derniers mois sont apparus les premières campagnes. Mini avait fait publier en print une pub devant être combinée à une webcam et son site internet. Apparait alors sur le support papier de la pub une représentation 3D de l’automobile. Citroen propose une expérience similaire avec le site de sa C3 Picasso. Plus qu’une présentation produit, l’expérimentation peut être associée à un message particulier. Aux Etats Unis, General Electric sensibilise ses internautes aux énergies vertes et développement durable grâce à un module de réalité augmentée. En Nouvelle Zélande, TheWarehouse développe une application à l’occasion de la Saint Valentin. Un nouveau pas peut également être franchi en ce qui concerne le e-commerce. Mieux qu’une photo de vous à uploader, le site va modéliser les objets directement sur vous. Ray-Ban et Vogue vont ainsi permettre d’essayer des modèles de lunettes. Une technologie tout simplement bluffante.
L’expérience permet ainsi d’associer la marque à l’innovation et promet une pratique autrement plus impliquante pour l’utilisateur et pour un temps d’attention toujours plus élevé.
De nouvelles façons de communiquer pour peut être de nouveaux objets (par exemple cette poupée virtuelle japonaise).
En allant plus loin, pourquoi ne pas imaginer de combiner idée de réalité augmentée à celle du développement des puces RFID et des pico-projecteurs (deux micro tendances). S’ensuivrait alors, non pas un internet des objets mais véritablement des interfaces fluides. Chaque objet « intelligent » serait équipé d’une puce RFID permettant de l’identifier. Le pico-projecteur associé à un terminal permettrait des projeter directement sur cet objet l’ensemble des données lui étant relatives tout en étant interactives avec l’utilisateur.
Le futur dépeint dans cette vidéo, c’est pour quand ?






