Parler des réseaux sociaux est aujourd’hui devenu chose courante. Il ne se passe pas un jour sans qu’un journal, un blog ou une émission ne s’en fassent l’écho.
Le terme « réseau social » est apparu dans les années 50 avec le développement de la théorie des réseaux.
La sociométrie, mesure l’importance de l’organisation dans les réseaux sociaux en fonction des attitudes de rejets et d’adoption au sein du groupe. Elle décrit simplement des liens et des relations entre les individus et la façon dont ils se structurent dans la réalité, où nœuds et liens représentent respectivement individus et relations.
Le concept donnera naissance à la théorie des six degrés de séparation, qui suggère que deux personnes, choisies au hasard, sont généralement éloignées d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.
L’évolution des réseaux sociaux est représentative de l’évolution de notre société. Des « tribus » issues de la modernité vont se substituer les réseaux sociaux on-line de l’hyper modernité.
Internet va être un véritable booster pour la constitution de ces réseaux et va cristalliser leur émergence. Un réseau social on-line va se caractériser par un site internet de mise en relation sur lequel les membres se qualifient et renseignent une ou plusieurs facettes de leur personnalité dans le but d’entrer en contact avec des personnes ayant un profil similaire ou complémentaire.
Actuellement, l’image que l’on renvoie aux autres est pour beaucoup une préoccupation de tous les instants ; Internet va servir d’amplificateur de ce phénomène. En effet, l’internaute n’aura de satisfaction que lorsque sa 'mise en scène' correspondra à l’image qu’il veut renvoyer. Les photos enregistrées sur Facebook par exemple sont autant d’albums photos que l’on accepte que les autres perçoivent ou plutôt que l’on désire qu’ils perçoivent. De la même manière, la réputation sur le web, aussi virtuelle soit elle, existe réellement. Mise en scène de soi, embellissement de sa réputation : le sujet devient un objet pour lui-même.
L’individu acquiert une forme d'existence à travers ses relations. De la valeur et du nombre de ses contacts va naître sa consistance. De là va naître une volonté d’être au centre, d’exister au cœur d’un réseau. Les réseaux sociaux on-line sont attirants et attrayants par l’ouverture qui les caractérisent mais ne font-ils pas pour beaucoup que reproduire les clivages de la société ? En effet, les internautes ont tendance à se regrouper autour de professions communes, de centres d'intérêts partagés et de caractéristiques socio-démographiques similaires.
Autre caractéristique des réseaux sociaux, ils s'immiscent dans chaque sphère de leur vie (amicale, professionnelle, sentimentale...) et leur permettent d'enrichir chaque facette de leur personnalité.
La fonction des réseaux sociaux est de permettre la mise en relation de personnes ne se connaissant pas, généralement par le biais d'une tierce personne ou d'un de ses attributs (métiers, centres d'intérêts, quartier...). Internet accélère la création de ces réseaux par ce qu'il permet : l'abolition de l'espace-temps ('tous mes contacts sont à un clic de moi'), la mise en relation immédiate et instantanée... et l'illusion d'un nombre de contacts illimités.
Ainsi, en deux clics de souris, les amis de mes amis dont je ne soupçonnais pas l'existence deviennent identifiables et peuvent rejoindre mon réseau de connaissances.
On constate que les réseaux sociaux ont un 'cycle de vie' et que leur croissance n'est ni illimitée, ni éternelle : certains réseaux ont tendance à perdre de leur attrait lorsqu'ils agrègent une communauté trop importante.
Pour retenir leur audience, les principaux réseaux sociaux mettent au point des stratégies de diversification, par exemple le site Copains d'Avant propose désormais une offre BtoB avec les Copains Pro.



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